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Air & Space Power Journal

Volume 04, Numéro 2, Été 2013

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Editorial

La contre-insurrection est morte. Quoi d’autre ?

Rémy M. Mauduit
 
Les combats tirent à leur fin en Afghanistan et, tout comme en Irak, de sérieuses questions ont été soulevées quant à la valeur et au but de la contre-insurrection (COIN). On se souvient du slogan « plus de COIN » des années 1970 après la guerre du Vietnam. Aujourd’hui, le retour d’expérience (REDUX) devrait nous dire encore une fois que de telles guerres doivent être évitées, mais il est peu probable que nous serons en mesure de les éviter à l’avenir, pas plus que nous les avons évités dans le passé. Ainsi, nous devrions réfléchir sérieusement à la cause fondamentale de la forme la plus fréquente de conflits : l’insurrection.


Articles

Les considérations de santé publique liées à l’élimination des déchets nucléaires par lancement de ceux-ci à destination du soleil

Murray R. Berkowitz, DO, MA, MS, MPH
 
Le présent article examine les aspects de la santé publique en éliminant les déchets en les projetant vers le soleil. Les problèmes environnementaux et écologiques rencontrés depuis le déversement accidentel d’hydrocarbures par British Petroleum –BP dans le Golfe du Mexique le 20 avril 2010 ont donné lieu à des débats à propos de l’identification des sources d’énergie devant remplacer les produits pétroliers. Le 11 mai 2010, les sénateurs américains John Kerry (Démocrate du Massachusetts) et Joseph Lieberman (Indépendant du Connecticut) présentèrent au Congrès une proposition de loi (l’American Power Act) visant « à garantir l’avenir énergétique des États-Unis, à encourager la production intérieure d’énergie renouvelable afin de réduire la pollution d’une manière significative1 ». L’énergie nucléaire figure parmi les nombreuses formes d’énergie provenant de diverses sources de substitution et suscite un renouveau d’intérêt accru.


Diplomatie de défense et printemps arabe
Les nouveaux enjeux de la présence française dans le Golfe persique

CDT Anne de Luca, PhD
 
L’année 2011 a été marquée par la vague des printemps arabes qui a fait basculer plusieurs régimes. Véritable cygne noir, cette rupture n’a pas été anticipée par les pays occidentaux qui doivent ainsi réviser leur lecture de cet espace géopolitique . Les forces agissantes libérées par ces différents soulèvements populaires ont et continuent de transformer une société que l’on croyait figée. La France, particulièrement bien implantée dans le monde arabe, est confrontée à ce repositionnement de sa politique extérieure. À cet égard, la diplomatie de défense qu’elle a conduite auprès des pays du Golfe persique (I) mérite d’être examinée à la lumière de tous ces évènements (II). Sans aucun doute, la présence française dans cette région du monde prend aujourd’hui un nouveau relief à la faveur des mouvements contestataires qui secouent les gouvernements arabes.


Malheureux boucs émissaires
Au-delà de l’Islam radical, de la modernisation et des régimes autoritaires comme origine du terrorisme au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

Tiffiany O. Howard, PhD
 
Le Moyen Orient et les États du Maghreb ont été la proie de conflits persistants pendant les cinquante dernières années. Avec la fin de la Guerre Froide, la région a été le théâtre des guerres les plus sanglantes et les plus longues dans le monde, à savoir le conflit israélo-palestinien, les deux guerres en Irak (1991 et 2003), la guerre civile du Yémen (1994), le conflit au Liban (2007) et l’un des conflits les plus meurtriers entre états, la guerre entre l’Irak et l’Iran (1980-1988). La région du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord (MOAN) est une zone de conflits notoire, en proie aux conflits internes et régionaux, mais elle est également connue pour des réseaux terroristes et des attentats parmi les plus meurtriers du monde. La violence est tellement courante au Moyen Orient et au Maghreb que de nombreux politologues focalisent leurs recherches sur la région.


Demande d’une nouvelle théorie de la contre-insurrection

LTC Sidney Ellington (ER), Marine des États-Unis
 
Le 19 décembre 2011, le dernier convoi de véhicules transportant des troupes et du matériel américains quitta l’Irak pour le Koweït, mettant fin à presque neuf ans de guerre. Comme promis par le président Obama à l’automne, tous les soldats américains allaient être chez eux pour Noël . Contrairement à ce qui s’était passé lors du retour des troupes de la région vingt ans plus tôt après la première guerre du Golfe, les anciens combattants n’allaient pas être accueillis à leurs retour aux États-Unis sous des pluies de serpentins ni par des fanfares . En fait, les derniers soldats à partir n’eurent même pas « le temps de dire au revoir aux Irakiens avec lesquels ils avaient fait connaissance » car les détails relatifs au convoi les emportant restèrent secrets afin de minimiser les risques d’une attaque par des insurgés irakiens ou « des officiers de la sécurité irakienne alignés sur les milices ».


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